LE MONT-BUET
Jusqu'au refuge, la balade est relativement facile, par contre pour le Buet, la difficulté est réelle. Comptez environ 1 h 45 jusqu'au refuge et 4 à 5 heures pour le Mont-Buet et ensuite 4 heures pour la descente minimum et soyez prudent SVP, vous pouvez raccourcir ce temps si vous êtes vraiment expérimenté. En face du parking du Buet, 1340 m, empruntez un chemin près d'un chalet récent (ouest). Il traverse les chalets de La Poya puis monte dans la forêt (prenez un sentier à droite). Au dessus du site de la cascade de de l'Eau de Bérard (buvette), restez en rive droite orographique en sous-bois. Laissez à droite le sentier de Trelles-Eaux ; le sentier change de rive 5 minutes plus tard (deuxième passerelle). Vers 1650 m, un ressaut marqué par quelques lacets marque la fin de l'étage forestier. Vous progressez maintenant dans une profonde vallée à fond plat dominée à gauche par les Aiguilles Rouges et à droite par les contreforts du Buet. Au milieu du vallon de Bérard, le sentier se divise en deux branches qui se retrouvent plus loin : préférez celle de gauche. A 1820 m, empruntez une passerelle pour remonter un court ressaut. 1924 m, adossé à un gros bloc, où l'on peut choisir de passer la nuit. L'itinéraire du Buet débute à droite de la terrasse. Le sentier prend de lla hauteur dans un goulet humide (nord-ouest) puis s'échappe vite sur la gauche (sud-ouest) pour passer sous des affleurements rocheux (contrairement au tracé de la carte IGN). Il reprend ensuite une ascension méthodique dont le seul intérêt est de gagner rapidement de l'altitude. A 2320 m, abordez une zone de gros blocs granitiques en suivant bien les caims pour passer à droite d'une aiguille sans nom, cotée 2574 m. Vers 2420 m, sous l'échancrure du col de Salenton (2526 m). On fait connaissance avec le Buet et sa calotte neigeuse. Sans chercher à atteindre le col, continuez sur la droite (nord), face au Buet, en suivant des caims sur un secteur de roches polies (moutonnements granitiques). Vient ensuite une traversée en éboulis fins pour franchir un faux col qui donne accès à une vaste cuvette, elle aussi presque toujours enneigée (versant nord de l'aiguille de Salenton). Le sentier continue en traversée et atteint un petit replat panoramique proche d'une crête (2660m), d'où l'on domine la vallée de la Diosaz. Le sentier oblique à droite (nord-est) et vas chercher une longue croupe caillouteuse. A partir de 2750 m, l'effort devient assez violent et il faudra choisir un rythme raisonnable pour venir à bout d'une série de courts lacets raides. La barre des 3000 m est franchie à proximité d'antennes relais placée sur la l'arête de la Mortine. La pente devient alors plus raisonnable puisqu'il convient de remonter la croupe sommitale jusqu'au sommet, en passans près de l'abris rocheux de Pictet. Prudence toutefois sur les vastes névés très tardifs en neige dure. Sur le Mont-Buet (3096m), point de vue vraiment exceptionnel, tant sur les Alpes suisses que française. Le tour d'horizon inclut les Dents Blanches, les sommets de L'Oberland (Cervin, Grand Combin), "l'intégrale" du masque du massif du Mont-Blanc du glacier du Tour à Bionnassay, les Ecrins au loin, la barrière des Aravis ou celle des Fiz. Il faudra bien quitter ce grand spectacle et redescendre prudemment en sens inverse.
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